1ère partie : Principes et Perspectives pour la Société Moderne
Idéal ou Vérité / Réalité ou Illusion

VI. Devise moderne pour la Société Industrielle Dignité, Equité, Urbanité, Efficacité

Pour que cette formulation nouvelle puisse donner satisfaction à la masse des citoyens, il suffit de faire appel à ce que l'homme possède de meilleur en lui ; de cette façon, notre peuple pourra mieux envisager son intégration à la Société Technique issue de l'irruption brutale de la Société Industrielle dans notre pays.

C'est pourquoi les termes de : Dignité, Equité, Urbanité associés dans un judicieux équilibre à l'Efficacité, gage du développement permanent, moral, intellectuel ou matériel de nos communautés, sont proposés comme devise pour l'idéal d'un humanisme moderne et d'une philosophie pratique nécessaire à l'homme de l'an 2000 qui se déduit simplement de sa présence sur notre Terre.

Dignité

La Dignité est le respect que mérite la personne humaine ; elle implique toutes les diverses formes de Liberté qui peuvent exister, mais limite dans le même temps leur champ d'application, pour que leur usage soit compatible justement avec la vie collective née de la Société Industrielle.

En effet, dans la vie courante, la liberté d'agir totalement à sa guise et au mieux de ses intérêts égoïstes est aujourd'hui un anachronisme peu concevable à une époque où tout dépend du fonctionnement sans heurt de l'univers technique moderne.

Celui-ci devenant de plus en plus complexe, le champ d'activité libre de chacun ne pourra que se rétrécir, qu'on le veuille ou non, dans des proportions encore insoupçonnées et l'on est en droit de penser que désormais ce sera dans le domaine étroit du loisir que la liberté de l'individu pourra encore quelque peu s'exercer.

La liberté d'action ne peut donc se concevoir aujourd'hui qu'au moyen d'une réglementation qui pourrait traduire l'expression habituelle - la Liberté finit là où commence celle du voisin - puisqu'une liberté sans limites entraînerait rapidement une déformation irréversible du fonctionnement de la société technique en raison de l'anarchie qui ne manquerait pas de s'installer.

La Dignité implique aussi la liberté de conscience qui régit les cultes, les idéologies. Celle-ci se répercute sur l'Education et l'Instruction qui donnent à chaque individu pleine conscience de sa valeur d'homme.

La Dignité entraîne la liberté d'association qui amène celle des groupements et, en particulier, le pluralisme syndical. Elle englobe encore la liberté d'entreprendre, gage absolu de l'Efficacité, sous réserve qu'elle respecte aussi les grands objectifs et les intérêts supérieurs de la collectivité et que le Profit, motif essentiel de l'action, soit aussi réparti équitablement et non égalitairement.

La Dignité impose encore le respect de la liberté de penser, qui pourtant paraît constituer un bien pratiquement inaliénable, formé par la prise de conscience directe de l'individu de sa propre personnalité.

Lente conquête des citoyens de ce pays dans les deux premiers tiers du dix-neuvième siècle, la liberté de penser fait suite aux acquis consécutifs à la Révolution française de 1789 qui s'était limitée au domaine politique.

La liberté de penser se présente alors de nos jours sous une forme nouvelle, aux multiples aspects, et si elle appartient sans doute à tout le monde, encore faut-il que chaque homme puisse en disposer réellement. Pour la rendre effective, deux conditions doivent être remplies : disposer, d'une part, de sources d'information et, d'autre part, du temps nécessaire à la réflexion personnelle en vue d'un examen critique d'une information donnée.

Nos sociétés mécanisées limitent ce temps par les restrictions qu'impose la vie trépidante et agitée qui ne laisse plus à l'esprit la possibilité de se faire une opinion personnelle, grâce à une manipulation bien étudiée de l'opinion.

Quant à l'Information écrite, visuelle ou orale en raison des puissants moyens techniques, elle se trouve désormais confrontée soit aux intérêts de l'Etat, soit à ceux des divers groupes de pression économiques ou philosophiques dont les Volontés de Puissance et de Domination briment et menacent une société fondée sur le respect de la personne humaine.

L'indépendance de chaque peuple, à son tour, est encore la conséquence directe de la Dignité. Elle est aussi indispensable à une Nation que le boire et le manger le sont à l'individu, car elle est la condition essentielle d'un développement qui doit être propre à sa personnalité et à son génie national.

Elle entraîne comme corollaire la diversité, qui est le charme et l'agrément d'une civilisation qui respecte les caractères de chacun et qui évite de fondre le monde entier dans le moule de l'uniformité.

Mais la diversité, conséquence de la Dignité exclut le nationalisme agressif et le chauvinisme exclusif et exacerbé, sous toutes leurs formes, économiques, technologiques, politiques, philosophiques, religieuses, littéraires ou linguistiques puisque, aujourd'hui, nous vivons dans une société de progrès technique qui dépasse les nationalismes mais qui doit accepter les nationalités particulières, conditions de la Dignité.

C'est donc elle que doit respecter la fédération d'Etats en créant des garanties juridiques suffisantes aux minorités ethniques (1).

(1) Quand cette condition n'est pas respectée la Fédération éclate, comme l'exemple nous en a été fourni par la Yougoslavie en 1991.

Le cas particulier de l'intégration des populations immigrées depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale sera traité dans la partie consacrée aux Relations Internationales .

Ce sont ces conceptions qui expliquent l'importance du développement consacré plus loin à l'indépendance nationale, considérée même encore aujourd'hui comme la première des conditions nécessaires à l'application de la devise suggérée pour la société moderne.

Equité

De nos jours, l'Equité ne doit pas être considérée comme un simple objectif moral et chimérique, mais comme la condition absolue de l'Efficacité d'une Société Industrielle qui repose à la fois, sur un Profit tel qu'il sera défini plus loin et sur la cordialité des rapports humains qui influent l'un et l'autre sur l'Efficacité. L'instinct de justice fermement ancré dans la conscience de l'homme vise l'absolu, mais se heurte dans son application aux réalités.

Ainsi, aujourd'hui, il doit satisfaire non seulement au désir humain généralisé d'Equité dans la répartition des biens matériels d'usage, mais aussi à celui de participation au pouvoir de décision économique, pour rétrécir, si possible, le fossé entre la théorie et la pratique.

Mais pour que ce désir d'équitable répartition puisse être satisfait, il faut, dès l'abord, que la production des biens matériels soit suffisante, ce qui implique déjà que la Société Industrielle soit Efficace.

En effet si la production ne l'était pas, le volume des richesses produites serait à peu près stable et l'Equité Sociale impliquerait la redistribution des avoirs, laquelle ne pourrait avoir lieu, en Occident, que sous la contrainte et la violence.

En revanche, si l'Efficacité est la règle d'or de l'activité, la masse des produits fabriqués augmentera suffisamment en des laps de temps très courts, et la Participation du Travail aux fruits de l'Entreprise permettra de corriger, sans contraintes excessives et sans révolution, les écarts qui résultent de situations inéquitables.

C'est pour ces raisons, terre à terre et banales, que la Démocratie doit recevoir une forme intelligente qui implique que l'on ne peut, que ce soit au niveau des individus ou des Etats, dépenser plus que ce que l'on gagne.

Une organisation de l'Entreprise visant à la répartition équitable du Profit sera suggérée dans la troisième partie de cet essai pour que l'Equité par l'Efficacité devienne le fondement nécessaire à l'Urbanité en mettant, enfin, un terme à une lutte des classes inutilement exacerbée depuis l'avènement de la Société Industrielle.

C'est cette organisation économique proposée qui permettra de répondre aux différents désirs de notre époque.

Appelée : "Capitalisme à accession communautaire", elle servira de toile de fond à la pensée générale de ce essai.

Mais si le postulat d'Equité exige que les améliorations apportées par le progrès technique soient équitablement réparties, il est aussi indispensable, en raison de la diffusion de mieux en mieux réalisée de l'Instruction et de l'Education, que notre Société puisse aboutir dans des délais peu éloignés, d'une part, à une certaine réduction des écarts de ressources, qui ne sont pas forcément des injustices et enfin, au partage plus équitable des responsabilités économiques qui peuvent être considérés l'une et l'autre comme un idéal pour une société qui se rattacherait à un humanisme adapté à notre époque.

Ces deux points vont être examinés successivement.

- La réduction des écarts de ressources

C'est l'une des caractéristiques d'une certaine manière de concevoir l'existence, car l'Efficacité de l'action dépend à la fois de l'intérêt personnel et de la concurrence qui conduisent à rémunérer chacun suivant ses efforts et ses qualités, étant entendu également que cette rétribution sera elle aussi fonction de la rareté de l'emploi et de la rentabilité propre de l'activité considérée, ce qui n'est pas fait pour simplifier le problème.

- Le partage des responsabilités économiques

A ce sujet et malgré les efforts financiers de notre société, en particulier dans notre pays, pour développer instruction et culture, il faut bien avouer que ce partage est fort difficile, car tout un ensemble de circonstances inhérentes à la nature des choses s'oppose au transfert de ces responsabilités à d'autres familles sociales. Certes, la propriété des moyens matériels n'est plus comme dans un passé récent, le seul critère qui guide le choix des responsables, car la technicité de plus en plus complexe exige d'abord des hommes compétents donc instruits, qui ont bénéficié d'une culture spécialisée et générale poussée.

Mais il se trouve que cette culture, sauf cas exceptionnels, ne peut être acquise que si les individus évoluent dès leur plus tendre enfance, dans un milieu familial propice. Sans même parler de l'aide la plus tangible, par exemple aide extérieure pour le travail scolaire, tout un ensemble de manifestations amène la famille à transmettre indirectement à ses descendants, des connaissances très difficiles à acquérir rapidement d'une autre façon.

Qu'il s'agisse, par exemple, des possibilités de bénéficier d'enseignements supplémentaires essentiels à la culture individuelle - musique, peinture, dessin, étude des langues, séjours à l'étranger -, de la fréquentation des théâtres, musées, salles de concerts ou des relations et contacts avec des individus cultivés, d'une meilleure connaissance des débouchés, etc..., tout cet ensemble lié aux ressources fait que la famille constitue pour la jeunesse, en elle-même, un véritable climat spirituel matériel et intellectuel privilégié qui favorise la conservation des avantages acquis par les générations précédentes.

L'ascension sociale progressive de génération en génération reste à coup sûr, pour l'immense majorité, la seule façon d'améliorer cette situation et, à ce propos, il est du devoir de la société d'encourager financièrement la famille, pour que, peu à peu, les inégalités des conditions se résolvent et permettent l'égalité des chances. L'effet de cette solution n'étant pas immédiat, la jeunesse des pays modernes qui n'a jamais souffert et qui en conséquence, comme il est fatal, veut tout et tout de suite, devra cependant admettre qu'il ne peut en être ainsi et attendre son heure comme ses parents l'ont fait.

Dans l'esprit de cet essai, la réduction des inégalités devra être soigneusement étudiée avant d'être appliquée, pour ne pas risquer d'entraîner l'arbitraire dans les relations humaines, la réduction incohérente de ces inégalités correspondant à la formule, à chacun selon ses besoins, n'est pas un système sur lequel un gouvernement digne de ce nom puisse fonder une action économique sensée.

C'est pour cette raison que la réduction progressive des écarts dans les ressources individuelles, si elle est nécessaire à l'équilibre social et psychologique d'une collectivité développée, doit tenir compte de la valeur personnelle des individus et ne pas s'opposer à une certaine hiérarchie des salaires limitée d'ailleurs comme il est Equitable par l'effet de l'impôt qui rétablit une certaine justice (1).

(1) Un impôt qui ne tiendrait pas compte de la valeur personnelle ne manquerait pas de préparer un nombre important de citoyens à tout demander à l'Etat , sans se préoccuper de ce qui est possible ou impossible de faire.

Tout en redonnant un sens moral à la propriété personnelle comme il est dit dans le chapitre consacré aux Problèmes Fiscaux, il ne faut surtout pas que le bon citoyen finisse par avoir le sentiment humiliant qu'il est un dupe, car plus lourds sont les prélèvements de l'Etat, plus le gaspillage des deniers publics lui paraît comme un attentat à sa vie propre et plus ces bons citoyens se persuadent que le travail honnête, l'invention, le talent, n'étant pas rétribués à leur juste valeur, plus ces prélèvements lui paraissent insupportables.

Un gouvernement qui ferait de la réduction inconsidérée des inégalités le fondement de sa politique serait un gouvernement tout juste capable de satisfaire les éléments asociaux de la collectivité, dont le nombre tend probablement à s'accroître, en raison même de la facilité matérielle de la vie permise par la Société Industrielle. Toute vie collective ne peut en effet fonctionner que si le plus grand nombre continue à se conduire selon les vieilles règles morales qui sont le contraire de la société permissive qui aboutirait, avec l'inflation et la dissolution des moeurs, à la fin d'une forme de vie qui est celle tout simplement de l'Occident.

Cette forme de vie a amené la grande majorité des habitants de notre continent à un niveau d'existence tel qu'il est souhaité, aujourd'hui, par tout l'univers.

Il ne faut donc plus s'étonner de l'effondrement dans le monde entier des théories collectivistes de l'économie qui ont entraîné, par exemple dans les pays d'Europe de l'Est, le rejet d'un système arbitraire qui ne se maintenait que par la contrainte et la peur tout en laissant ses ressortissants dans une pénurie de biens matériels inacceptable aujourd'hui.

Compte tenu des quelques observations formulées ci-dessus, il n'est pas surprenant que le terme d'Equité ait été choisi comme second élément d'une devise qui pourrait s'appliquer à la Société Industrielle.

Si chaque citoyen admet alors de fonder également son action personnelle sur la Dignité, la Société moderne pourra prendre plus facilement une forme évolutive capable d'améliorer la vie matérielle intellectuelle et morale de chacun, surtout si celle-ci repose sur une attitude de compréhension amicale et réciproque, c'est à dire sur l'Urbanité des relations humaines.

Urbanité

Qu'il s'agisse des relations entre les ressortissants d'une même nation ou entre hommes de communautés nationales différentes, on peut constater d'abord qu'il ne sert à rien de s'entre-déchirer à longueur d'années ou de siècles, puisque, bon gré mal gré, nous sommes forcés de vivre ensemble et qu'aux multiples problèmes qui nous assaillent il sera sûrement plus facile de trouver des solutions acceptables voire fécondes, dans la cordialité plutôt que dans la haine ou le ressentiment qui sont de mauvais conseillers.

Comme d'autre part les inventions scientifiques et par voie de conséquence les progrès des techniques militaires amèneraient des destructions massives, ces progrès ne permettent plus de nos jours les manifestations brutales des Volontés de Puissance et de Domination, et on peut donc espérer qu'enfin, l'humanité tout entière y renoncera définitivement puisqu'elle risquerait de disparaître.

Les contacts humains d'ordre affectif qui vont découler d'une telle attitude, seront enrichissants non seulement pour l'homme, pris individuellement, mais aussi pour l'homme vivant en société, car ils seront un des moteurs importants d'Efficacité. D'ailleurs il ne peut y avoir de contact humain valable que dans la réciprocité d'un effort commun. A cette condition, la société moderne sera à même de construire un monde plus humain en trouvant des solutions acceptables aux problèmes actuels et à ceux de l'avenir pour l'immense majorité des citoyens.

Jusqu'à présent il était admis comme une vérité irréfutable que les conflits salariaux entre les habitants d'un même pays étaient générateurs de progrès social.

Avec la Société Industrielle, et plus encore, avec la nouvelle Société Industrielle, dont il est fait souvent état aujourd'hui, ces conflits, quelles que soient leurs origines ou leurs motivations apparaissent, la plupart du temps comme inefficaces et inopportuns, voire dangereux, surtout si les règles énoncées dans cet essai étaient effectivement appliquées.

Aussi est-ce le mot Urbanité qui est proposé comme troisième terme de la devise choisie, en lui conférant néanmoins un sens qui déborde celui que l'étymologie lui a fixé ; il pourrait alors désigner une sorte d'amalgame ou de synthèse des différents sens des mots déjà cités : respect de la Dignité de chacun, gentillesse, générosité intellectuelle, amabilité, bienveillance, courtoisie, confiance, compréhension réciproque, solidarité humaine, ou, pour parler avec les chrétiens : charité et amour du prochain.

Efficacité

Elle doit être à notre époque, la caractéristique essentielle de l'action de l'homme c'est-à-dire du rendement de son travail. A l'effort minimum doit correspondre le maximum de résultats.

Pour faire fonctionner l'homme de la meilleure façon, il n'y a que deux moyens possibles : soit faire appel à l'intérêt personnel qui amène l'individu à travailler d'abord pour lui-même, soit faire appel à la peur pour le contraindre à travailler et d'ailleurs dans ce cas le résultat est en général très médiocre.

Au premier correspond la société capitaliste classique, au second la société socialiste ou mieux encore la société communiste qui refuse théoriquement le profit personnel (1). C'est par suite du manque d'Efficacité de cette économie, dû à l'absence de profit personnel, que celle-ci s'est effondrée dans tous les pays où elle a été appliquée comme récemment en Europe de l'Est.

(1) Sauf pour les privilégiés des différentes "nomenclatura" auxquels les pouvoirs politiques ont été contraints de recourir.

Cette économie dans ces pays ne s'est maintenue que par la contrainte, si bien que, quand la liberté a pu s'exprimer, elle s'est effondrée en même temps que le régime communiste qui l'imposait avec la dictature du prolétariat (2).

(2) Alors qu'à l'époque de l'achèvement de la période violente de la Révolution française de 1789, la bourgeoisie libérale dans notre pays reprenait, avec Napoléon, le pouvoir politique et appliquait l'économie de marché, la croissance économique ne fut pas stoppée, en revanche, dans le cas de la révolution russe de 1917, il n'en fut pas de même, avec le pouvoir communiste dirigé par des doctrinaires sectaires. Celui-ci en s'appuyant sur une masse inculte de la population urbaine, mettait en application une pensée économique stupide qui, en faisant fi du profit individuel et des libertés, rendait inefficace toute l'économie russe, (les élites de l'époque et de la bourgeoisie libérale avaient été éliminées par la révolution). Comme un état de misère généralisée s'était répandu, surtout par la collectivisation des terres de la paysannerie, la Russie qui est un pays immense et très riche en est restée, à partir de ce moment, à une économie administrée et sclérosée pendant soixante-treize ans qui a transformé ce pays, aux immenses possibilités économiques, en une nation sous-développée, sauf dans certains domaines comme l'armée ou l'espace. Il lui faudra donc maintenant un certain temps, pour effacer les séquelles d'un communisme retardataire et redécouvrir les lois éternelles du travail rentable et de l'Efficacité ce qui impliquera malheureusement, pour l'Occident, le devoir de lui fournir un soutien approprié pour l'aider à retrouver sa place, dans la socièté occidentale, dont elle fait toujours partie malgré une absence de trois-quarts de siècle.

Cette conception peut alors se résumer avec la formule mathématique suivante :

e x n = 0

(production très faible e de chaque travailleur multipliée par un grand nombre n de travailleurs est encore voisine de zéro c'est à dire insuffisante aux yeux de la population).

La vie courante ressemble aussi, à un conflit permanent entre le bien et le mal, entre la vérité et le mensonge, entre l'action constructive et l'inaction, et cet équilibre qu'on cherche à atteindre entre des extrêmes est fragile et menace sans cesse de se rompre, toujours à reconstruire, jamais atteint, il est un des caractères essentiels de la vie collective.

Cet effort de mise au point permanente ou de reconstruction sera cependant plus fécond s'il tire sa source de l'Urbanité et si la Dignité et l'Equité sociale sont harmonieusement conjuguées avec l'Efficacité.

Si celle-ci est souvent opposée à la liberté d'action, l'homme moderne devra admettre que les solutions à définir devront doser, savamment la Dignité et l'Equité et comprendre encore qu'il ne peut en être autrement.

C'est ce qui amène à examiner les rapports entretenus entre la Société Politique, c'est-à-dire entre la vie quotidienne et la Société Economique puisque les conditions d'existence de chacun et les rapports individuels découlent inévitablement des moyens dont les individus disposent et en particulier des revenus de leur travail.

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